Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire historique des communes

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Commune de Chapelle-Hermier, La

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Notice rédigée par : Gilbert Apart

Données identitaires

Noms

Nom des habitants

Chapelois

Anciens noms de la commune : Capella Airemari au 11ème siècle. Avec le temps le nom évoluera dans les documents au gré des rédacteurs. Après avoir pris les formes de Capella Airemarii (13ème siècle), Capella Airemer (13ème siècle), Capella Ayremer (14ème siècle), Capella Hermeris (14ème siècle), La Chapelle Hermer (15ème siècle) et Capella Hermerii (16ème siècle), l’orthographe actuelle se fixera à partir du 18ème siècle [1].

Le nom révolutionnaire de Josnay a été attribué par l’arrêté départemental du 22 brumaire an II (12 novembre 1793) pris en application du décret du 25 vendémiaire an II (16 octobre 1793). Mesure annulée par l’ordonnance du 8 juillet 1814 [2] et [3].

Anciens noms
  • Capella Airemari (nom historique)
  • Capella Airemarii (nom historique)
  • Capella Airemer (nom historique)
  • Capella Ayremer (nom historique)
  • Capella Hermeris (nom historique)
  • Capella Hermerii (nom historique)
  • La Chapelle Hermer (nom historique)
  • Josnay (nom révolutionnaire)

Géographie

Altitude

Le point culminant est à l’église avec 62 mètres. Le point le plus bas est à 13 mètres et se situe au niveau de la passerelle-observatoire franchissant le Jaunay en contrebas du hameau du Moulin des Rochelles.

Superficie

La superficie de la commune est de 1794 hectares ; le bourg occupe une position centrale.

Paysages
  • Bas bocage
Cours d'eau
  • Jaunay
    Pour en savoir plus :

    Le Jaunay débute sa course de quarante-cinq kilomètres vers la mer à Venansault et rejoint la Vie à son embouchure au niveau du port de Saint-Gilles-Croix-de-Vie. La rivière n’est pas navigable et seulement quelques moulins à eau sont construits le long de son cours. Depuis la fin des années 1970, le Jaunay sert de réserve en eau potable grâce au barrage construit à la limite des communes de Landevieille et de l’Aiguillon-sur-Vie près du lieu-dit de la Savarière.

Cours d’eau secondaires : Au nombre de 15, les 2 plus importants sont la Boëre et le Gué-Gorand.

Lien vers le Dictionnaire toponymique de la Vendée : http://toponymes-archives.vendee.fr/toponymes/index/mode:tableau/limit:50/sort:Toponyme.name/direction:ASC?commune_id[56]=56&toponyme_fulltext=&x=58&y=14

Histoire

Première mention historique

1050

Première mention historique « Capella Airemari » au 11ème siècle (Arch. dép. d'Indre-et-Loire, H 200) du nom de son fondateur comme indiqué par une charte du prieuré d’Aizenay datée de l’année 1050, portant mention que « dans la paroisse de La Chapelle Hermier, Arnoul, fils de Capella Airemari, personnage dont cette paroisse porte encore le nom, donne (au prieuré d’Aizenay) une terre appelée les Hersies » [4] et [5].

Monument emblématique
Garreau aujourd'hui en noir et blancjpg_4.jpg

Date de prise de vue : Photo contributeur 2009


À 3 kilomètres à l’est du bourg, sur la route menant à Martinet, le lieu-dit de Garreau est devenu, lors de l’évangélisation du Bas-Poitou au 4ème siècle, un lieu de piété consacré par l’édification d’un sanctuaire dédié à la Vierge-Marie. Connue sous le vocable de Notre-Dame de Garreau, l’existence de la chapelle n’est avérée qu’à partir de 1560. Détruite par les protestants en 1568, reconstruite en 1657, la chapelle se limite alors à une unique nef. Le chœur et le transept sont créés en 1663 par adjonction de deux chapelles. La dernière transformation a été, en 1895, la construction en façade ouest d’un narthex surmonté d’une tribune permettant de célébrer les messes en plein air. Un pèlerinage s’y tient le premier dimanche de septembre. Si l’affluence s’est aujourd’hui considérablement réduite, il rassemblait, jusque dans les années 1960, des fidèles venant de tout le département [6].
Liens externes
[1]
APART, Gilbert. Histoire de La Chapelle-Hermier : depuis Airemari. [La Chapelle-Hermier] : G. Apart, 2009. Page 11 [Arch. dép. Vendée, BIB C 975] (Ouvrage : Histoire de La Chapelle-Hermier : depuis Airemari, APART, Gilbert)  
[2]
BARBAUD, Gabriel. Note sur la formation du département de la Vendée : 1790-1800. In : Annuaire de la Société d'émulation de la Vendée. (1897), 4e série, vol. 7, p.37-44 [Arch. dép. Vendée BIB PC 16/21] (Ouvrage : Note sur la formation du département de la Vendée (1790-1800), BARBAUD, Gabriel)  
[3]
APART, Gilbert. Histoire de La Chapelle-Hermier : depuis Airemari. [La Chapelle-Hermier] : G. Apart, 2009. Pages 11-12 [Arch. dép. Vendée, BIB C 975] (Ouvrage : Histoire de La Chapelle-Hermier : depuis Airemari, APART, Gilbert)  
[4]
APART, Gilbert. Histoire de La Chapelle-Hermier : depuis Airemari. [La Chapelle-Hermier] : G. Apart, 2009. Page 11 [Arch. dép. Vendée, BIB C 975] (Ouvrage : Histoire de La Chapelle-Hermier : depuis Airemari, APART, Gilbert)  
[5]
- (Ouvrage : Églises de Vendée : vocables, titulaires et liste des documents relatifs à leur construction et à leurs travaux du XIe siècle à nos jours, DELHOMMEAU, Louis)  
[6]
PONTDEVIE, Pierre-François. La chapelle de Notre-Dame de Garreau et son pèlerinage. La Roche-sur-Yon : D. Servant, 1887. 91 p.-[2] p. de pl. [Arch. dép. Vendée, BIB 1598]  

Géographie historique

Culte

Diocèse
Archiprêtré ou doyenné
  • Doyenné d'Aizenay(1050 - 1997)

    Jusqu’en 1997, la paroisse appartenait au doyenné d’Aizenay qui comprenait alors les paroisses d’Apremont, Coëx, La Chapelle-Hermier et Maché.

    Pendant la durée de son rattachement au diocèse de Poitiers, le doyenné était aussi le siège d'une officialité. Le doyen assurait la fonction d’official, déléguée par l’évêque pour exercer, en son nom au sein du doyenné, la justice ecclésiastique avec compétence pour juger des conflits matrimoniaux et les différents concernant les membres du clergé [5] et [6].

    doyenné

  • Doyenné de Saint-Gilles-Croix-de-Vie(1997 - 9999)

    Depuis 1997, la paroisse fait partie du doyenné de Saint-Gilles-Croix-de-Vie avec les paroisses de Notre-Dame de la Vie (Saint-Gilles-Croix-de-Vie), Saint-Nicolas de l’Océan (Bretignolles-sur-Mer), Sainte-Anne de Riez (Saint-Hilaire-de-Riez) et Saint-Jean du Gué-Gorand (Coëx) [7].

    doyenné

Paroisses
  • Saint-Pierre et Saint-Paul(1050 - 1997)

    Paroisse Saint-Pierre et Saint-Paul jusqu’en 1997 [[#ref_14].

    Pour en savoir plus :

    Apôtres

  • Saint-Jean(1997 - 9999)

    Depuis 1997, La Chapelle-Hermier se trouve intégrée à la paroisse Saint-Jean du Gué-Gorand qui comprend également Coëx, Saint-Révérend et L’Aiguillon-sur-Vie. Cette appellation se justifie par le ruisseau du Gué-Gorand qui est l’élément commun à ces quatre communes en traversant ou délimitant chacune d’entre-elles.

    La paroisse est placée sous l’invocation de Saint-Jean. Son presbytère est situé à Coëx [8].

Ressorts féodaux et judiciaires

Pagus
  • Pays d’Herbauges (Pagus Herbadillicus)
    Pour en savoir plus :

    L'actuelle Vendée composait la partie principale du « pagus Herbadillicus » ou « pays d'Herbauges » qui avait pour limites, la Loire au nord, « le Golfe des Pictons » au sud (actuelle Anse de l'Aiguillon ; l'océan s'étalait alors jusqu'au sud de Fontenay-le-Comte), à l'ouest l'océan, et à l'est une ligne allant de Fontenay-le-Comte à Nantes.

    Le pagus a été érigé en comté par Louis le Pieux à partir de 832. Le siège du comté se situait à Rezé (au sud de Nantes). Il englobait aussi les pagi de Tiffauges et des Mauges.

Seigneurie
  • Seigneurie de la Chapelle-Hermier(1050 - 1789)

    Seigneurie de la Chapelle-Hermier (1050-1789) vassale de la baronnie d’Apremont [9].

Bailliage

Ressorts militaires

Gouvernement
Bureau de recrutement militaire
  • Bureau de La Roche-sur-Yon(1867 - 9999)

    [13]

    Circonscriptions territoriales militaires depuis 1791, voir la définition " Région militaire " dans le glossaire.

Ressorts administratifs et fiscaux

Intendance et subdélégation
Election
District révolutionnaire
  • District des Sables-d'Olonne(1790 - 1795)

    La Constitution du 5 fructidor an III (22 août 1795) supprima les districts et créa les municipalités de cantons pour les communes dont la population était inférieure à 5000 habitants (cf. paragraphe "Canton de Beaulieu-sous-la-Roche" infra) [16]

Arrondissement
Canton
  • Canton de Beaulieu-sous-La Roche(1790 - 1800)
    • Canton de Beaulieu-sous-la-Roche (1790-1795) comprenant les communes de Beaulieu-sous-la-Roche proprement dite, de Martinet, de Landeronde et de La Chapelle-Hermier.
    • Municipalité de canton de Beaulieu-sous-la-Roche (1795-1800), assemblée dont les membres émanent des municipalités communales réduites à deux agents par commune (nota : avec la suppression des districts, il n’existe plus de corps intermédiaire entre le département et la municipalité de canton) [18]
  • Canton de La Mothe-Achard(1800 - 2014)

    eCanton de La Mothe-Achard (à partir de 1800) comprenant les communes de Beaulieu-sous-la-Roche, de La Chapelle-Achard, de La Chapelle-Hermier, de Sainte-Flaive-des-Loups, de Saint-Georges-de-Pointindoux, du Girouard, de Saint-Julien-des Landes, de Saint-Maturin, de Landeronde, de Martinet, de La Mothe Achard et de Nieul-le-Dolent [19]

     

     

  • Canton de Talmont-Saint-Hilaire(2015 - 9999)

    Canton de Talmont-Saint-Hilaire (à partir de 2015) comprenant les communes de Avrillé, Beaulieu-sous-la-Roche, Le Bernard, La Chapelle-Achard, La Chapelle-Hermier, Le Girouard, Grosbreuil, L'Ile-d'Olonne, Jard-sur-Mer, Longeville-sur-Mer, Martinet, La Mothe-Achard, Nieul-le-Dolent, Poiroux, Saint-Georges-de-Pointindoux, Saint-Hilaire-la-Forêt, Saint-Julien-des-landes, Saint-Mathurin, Saint-Vincent-sur-Jard, Sainte-Flaive-des-Loups, Sainte-Foy, Talmont-Saint-Hilaire et Vairé [20].

Ressorts divers

Bureau de l'Enregistrement
  • Bureau de La Mothe-Achard(1791 - 1796)

    Antérieurement à la période 1791- l’an IV [21] (juin 1803), le bureau de contrôle des actes était celui d'Apremont. Toutefois, aucun document n'a été conservé pour ce bureau. Pour celui de La Mothe, la période est donnée à titre indicatif (durant l'ancien régime et la période révolutionnaire, certains bureaux ont pu fermer temporairement, obligeant les notaires à se tourner vers les bureaux voisins, voire à négliger la formalité de contrôle et d'enregistrement.)

     

  • Bureau d'Aizenay(1796 - 1803)

    Rattachement du 20 brumaire an V (10 novembre 1796) au 30 prairial an XI (19 juin 1803)

  • Bureau des Sables-d'Olonne(1803 - 1874)

    Rattachement de messidor an XI (juin 1803) à juin 1874

  • Bureau de La Mothe-Achard(1874 - 1934)

    Rattachement du 1er juillet 1874 à août 1934

  • Bureau des Sables-d'Olonne(1934)
Bureau des hypothèques
  • Bureau des Sables-d’Olonne(1799 - 9999)
Zone interdite
non
[1]
- (Ouvrage : Pouillé de l'évêché de Luçon, AILLERY, E.)  
[2]
- (Ouvrage : Pouillé de l'évêché de Luçon, AILLERY, E.)  
[3]
- (Ouvrage : Pouillé de l'évêché de Luçon, AILLERY, E.)  
[4]
- (Ouvrage : Pouillé de l'évêché de Luçon, AILLERY, E.)  
[5]
Organisation et fonctionnement du doyenné d’Aizenay au 13ème d'après : AVRIL, Joseph (éd. et trad.). Les statuts synodaux français du XIIIe siècle. V, Les statuts synodaux des anciennes provinces de Bordeaux, Auch, Sens et Rouen (fin XIIIe siècle). Paris : CTHS, 2001. P. 95, note 44 ; 99, note 70 ; 138, note 4 [Arch. Dép. Vendée BIB B 17/5]  
[6]
- (Ouvrage : Pouillé de l'évêché de Luçon, AILLERY, E.)  
[7]
Site internet du diocèse de Luçon : http://catholique-vendee.cef.fr  
[8]
Site internet du diocèse de Luçon : http://catholique-vendee.cef.fr  
[9]
BITTON, Alexandre. "Aveu de la seigneurie de la Chapelle-Hermier à la baronnie d'Aspremont par le marquis de la Vieuville". In : Annuaire départemental de la Société d'émulation de la Vendée. (1888), 3e série, vol. 8, p.57-75 [Arch. dép. Vendée, BIB PC 16/16]  
[10]
THIBAUDEAU, Antoine-René-Hyacinthe. Histoire du Poitou. Nouvelle édition continuée jusqu’en 1789 par H. de Ste-Hermine. 1840 [books.google.fr]  
[11]
BARBAUD, Gabriel. Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790 : Vendée : archives civiles, séries A, B, C. La Roche-sur-Yon : Servant-Mahaud, 1898. P. XXIV-XXVII [Arch. dép. vendée, Usuel] (Ouvrage : Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790 : Vendée : archives civiles, séries A, B, C, BARBAUD, Gabriel)  
[12]
D'après : - EXPILLY, Jean-Joseph. Dictionnaire géographique, historique et politique des Gaules et de la France. Tome III. 1764. P. 633 - DEHERGNE, Joseph. "Les cartes continentales du Poitou antérieures au XIXe siècle : la fin de l'Ancien Régime (1670-1789)". In : Bulletin de la Société des Antiquaires de l'Ouest [extrait]. (1959-1960) p. 629-673 [Arch. dép. Vendée, BIB B 1014/3] - Gouvernement général et militaire du Poitou dressé sur les dernières observations. 1767 [Arch. dép. Vendée, 7 Fi 19]  
[13]
D'après : - Arch. dép. Vendée, 1 R - Recrutement de l'armée (an IX-1942) - Site internet : www.recrutement.terre.defense.gouv.fr  
[14]
D'après : BARBAUD, Gabriel. Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790 : Vendée : archives civiles, séries A, B, C. La Roche-sur-Yon : Servant-Mahaud, 1898. P. XXVIII-XXXI [Arch. dép. Vendée, usuels] ; Dates approximatives données d'après : ARBELLOT, Guy, GOUBERT, Jean-Pierre, MALLET, Jacques, PALAZOT, Yvette. Carte des généralités, subdélégations et élections en France à la veille de la Révolution de 1789 : circonscriptions administratives à la fin de l'Ancien Régime. Paris : Éd. du CNRS, 1986. 98 p. [Arch. dép. Vendée, BIB ATLAS 18]  
[15]
D'après : - JAILLOT, Alexis Hubert. La province de Poitou et le pays d'Aunis. La généralité de Poitiers où sont les eslections [i. e. élections] de Poitiers, de Châtelleraud, de Thouars, de Saint-Maixent, de Niort, de Fontenay-le-Comte, de Mauléon, des Sables-d'Olonne et de Confolens. 1732. [Arch. dép. Vendée, 7 Fi 24] - ARBELLOT, Guy, GOUBERT, Jean-Pierre, MALLET, Jacques, PALAZOT, Yvette. Carte des généralités, subdélégations et élections en France à la veille de la Révolution de 1789 : circonscriptions administratives à la fin de l'Ancien Régime. Paris : Éd. du CNRS, 1986. 98 p. [Arch. dép. Vendée, BIB ATLAS 18]  
[16]
D'après : - Département de la Vendée, décrété le 26 janvier 1790 par l'Assemblée Nationale et divisé en 6 districts et 58 cantons. [Entre 1790 et 1793] [Arch. dép. Vendée, 7 Fi 28] - "La Vendée administrative en 1790". In : Annuaire de la Société d'émulation de la Vendée. (1892), 4e série, vol. 2, p. 230-257 [Arch. dép. Vendée, BIB PC 16/18]  
[17]
Département de la Vendée, décrété le 26 janvier 1790 par l'Assemblée Nationale, divisé en 3 arrondissements et en 29 cantons [Arch. dép. Vendée, 7 Fi 4]  
[18]
D'après : - Département de la Vendée, décrété le 26 janvier 1790 par l'Assemblée Nationale et divisé en 6 districts et 58 cantons. [Entre 1790 et 1793] [Arch. dép. Vendée, 7 Fi 28] - "La Vendée administrative en 1790". In : Annuaire de la Société d'émulation de la Vendée. (1892), 4e série, vol. 2, p. 230-257 [Arch. dép. Vendée, BIB PC 16/18]  
[19]
Département de la Vendée, décrété le 26 janvier 1790 par l'Assemblée Nationale, divisé en 3 arrondissements et en 29 cantons [Arch. dép. Vendée, 7 Fi 4]  
[20]
Décret n°2014-169 du 17 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Vendée et prenant effet au 29 mars 2015 avec l'élection des nouveaux conseillers départementaux - scrutins des 22 et 29 mars 2015  
[21]
Arch. dép. Vendée, sous-série 2 Q  

Institutions locales

Seigneuries, offices notariaux

Hôtels nobles
  • Chateau de la Cour (1050 - 1789)

    Le château-fort de la Cour était la résidence des seigneurs de La Chapelle-Hermier. Il se situait non loin et à l’est de l’église.

    Non entretenu et dans un état de délabrement avancé, il sera démoli en 1846 pour permettre la construction actuelle, toujours nommée « château de la Cour » par les Chapelois [1].

Justice locale

La seigneurie de La Chapelle-Hermier jouissait du droit de basse-justice.

Elle avait dans sa propre mouvance différentes maisons nobles à Coëx, Aizenay, Apremont, Commequiers et La Chapelle-Hermier proprement dit. Cet ensemble lui conférait de nombreux biens.

À La Chapelle-Hermier, ses possessions s’étendaient sur l’Aumarière, l’Aurière, le Bois-Hermier, la Brosse, la Brunière, Châteaulong, le Coudray, la Cour, l’Énardière, la Faverie, la Filotière, Guitton, les Hersies, le Moulin de Garreau, la Naulière, le Pré, les Raymondières et la Saulnerie.

Lavaud, en La Chapelle-Hermier, était un fief vassal de la baronnie de Brandois en Saint-Nicolas-de-Brem et la Barbelinière était un fief vassal de la seigneurie de la Motte-Freslon au Champ-Saint-Père, dépendant elle-même de la baronnie de Brandois [2].

Organisation civile municipale

Fabrique
  • 1523

    Le témoignage le plus ancien de l’existence d’une fabrique à La Chapelle-Hermier est le testament  en date du 7 décembre 1523 par lequel Louise Mauclerc, veuve de Pierre Guichard, « fait une rente de 2 boisseaux de seigle, mesure d’Apremont, moitié à la Fabrique, moitié au prieur-curé de La Chapelle-Hermier » [3].

    La Révolution nationalise les biens du clergé et supprime les fabriques. Le concordat de 1801 les rétablit. La loi du 9 décembre 1905 les supprime à nouveau mais prévoit, à la place, la constitution d’associations cultuelles qui, suite à l’interdiction du Saint-Siège, ne seront jamais créées.

    Finalement, Monseigneur Catteau, évêque de Luçon, décida de suppléer à la suppression des fabriques du diocèse par la création, dans chaque paroisse, d’une cellule réunissant des fidèles pour seconder le curé dans l’exercice de son ministère. Est ainsi crée le « conseil de l’église de La Chapelle-Hermier » le 1er décembre 1907.

    Le 8 septembre 1986, Monseigneur Paty, évêque de Luçon, décide de remplacer les « conseils de l’église » par les « conseils paroissiaux pour les affaires économiques » (CPAE) plus commodément appelés « conseils économiques ». Présidée par le curé, cette instance comprend de 6 à 10 membres bénévoles chargés de collaborer avec lui à la gestion des charges administratives et financières de la paroisse selon les normes établies au niveau du diocèse.

    Le nouveau découpage des paroisses du diocèse, en 1997, n’a pas remis en cause cette organisation. Le CPAE de la paroisse Saint-Jean du Gué-Gorand a son siège à Coëx. Ses membres sont issus des anciennes paroisses de Coëx, Saint-Révérend, L’Aiguillon-sur-Vie et La Chapelle-Hermier [4].

Ecoles primaires
  • Ecole communale (1796 - 1887)

    Une « maison d’école » est créée à La Chapelle-Hermier le 29 pluviôse an IV (18 février 1796). Elle occupe une partie du presbytère et accueille les enfants de La Chapelle-Hermier et ceux de Martinet (commune distante de 4 kms). La loi du 3 brumaire an IV (25 octobre 1795) prévoit une école pour 1 000 habitants. La commune compte alors 481 habitants et Martinet 287.

    À partir de 1834, les enfants de Martinet sont accueillis par l’école de Beaulieu-sous-la-Roche.

    En 1848, « l’école communale » s’installe dans la rue principale de la commune dans des locaux plus adaptés (l’actuel N°13 de la rue de Lattre de Tassigny). Elle est mixte [5].

    Statut : publique

    Genre : mixte

  • Ecole des filles (1887 - 1958)

    Avec la construction de l'école des garçons (loi du 30 octobre 1886), l’ancienne école communale devient la nouvelle école de filles. Elle est dès lors tenue par les Soeurs des Sacrés-Coeurs de Jésus et de Marie, dites Soeurs de Mormaison (Vendée).

    En 1909, la vétusté de l’école de filles nécessite la construction de nouveaux locaux livrés le 1er février 1915. Cette nouvelle école est située à l’intersection des actuelles rues du Stade et Georges Clemenceau. Quelques décennies plus tard, le nombre croissant d’écoliers contraint à l’abandonner.

    Statut : privée

    Genre : fille

  • Ecole des garçons (1887 - 1969)

    La loi du 30 octobre 1886 stipule que les communes de plus de 500 habitants doivent disposer obligatoirement d’écoles spéciales aux garçons et aux filles. La municipalité est donc contrainte à la construction d’une nouvelle école qui est livrée le 1er septembre 1887 et qui devient l’école de garçons.

    C’est l’actuelle école publique Aimé Césaire, rue de Lattre de Tassigny.

    Statut : publique

    Genre : garçon

  • Ecole Saint-Pierre (1958 - 9999)

    Une école privée mixte est donc construite en 1958 et existe toujours au N°26 de la rue Georges Clemenceau.

    Statut : privée

    Genre : mixte

  • Ecole Aimé Césaire (1969 - 9999)

    L’école publique de garçons devient mixte en 1969. Jusque-là, les filles allaient à l’école privée.

    Statut : publique

    Genre : mixte

Activités religieuses

Confréries
  • Sainte-Catherine(1328 - 1700)

    La paroisse de La Chapelle-Hermier dépendait de l’abbaye d’Angles qui détachait ses chanoines pour desservir son église. Ceux-ci avaient le titre de prieur-curé.

    Jusqu’à la fin du 17ème siècle, le clergé catholique est si nombreux qu’il est fréquent de voir des paroisses avec plusieurs prêtres rassemblés en confréries. C’est ainsi qu’est formée, à La Chapelle-Hermier, la Confrérie Sainte-Catherine qui, en 1534, compte sept religieux. Ils n’ont pas de charge pastorale et sont simplement soumis à l’accomplissement de messes et d'offices, et peuvent assurer la fonction de vicaire du prieur-curé. Ils subsistent au moyen d’une rente alimentée par les revenus fonciers de l’abbaye [6] et [7].

Pèlerinages
  • Notre-Dame

    Depuis des temps immémoriaux, la chapelle de Garreau est le lieu d’un pèlerinage à la Vierge Marie qui se déroule le premier dimanche de septembre

    La croyance populaire a entretenu trois pieuses légendes pour attester de l’apparition de la Vierge en cet endroit : celle d’un religieux qui, en se promenant du côté de Garreau, aperçut une lavandière qui à son approche se transfigura ; celle d’une jeune bergère sourde et muette qui, alors qu’elle gardait ses moutons près de Garreau, retrouva l’ouïe et la parole à l’apparition de la Madone ; celle d’un chevalier et de son cheval qui traversaient le Jaunay au gué de Garreau et qui furent sauvés de la noyade par Notre-Dame alors que le courant les emportait [8] et [9].

Institutions supra-communales

Gendarmerie et caserne de pompier
  • Gendarmerie (1834 - 1837)

    En 1832, la Duchesse de Berry, épouse du second fils de Charles X, fomente une conspiration pour renverser Louis-Philippe Ier et mettre son fils sur le trône de France sous le nom d’Henri V. Pour servir son dessein, elle tente de rallier les Vendéens, mais rencontrant peu d’échos dans une population hostile à une manifestation de force, elle est finalement arrêtée le 7 novembre 1832 à Nantes.

    Cette tentative suscite cependant la formation de groupuscules légitimistes (fidèles à Henri V) essentiellement dans le Marais breton vendéen et le Haut-Bocage. Ce sont des agitateurs qui cherchent à gagner des partisans à leur cause. Le Gouvernement, inquiet des menées de ces manifestants, décida d’un maillage plus serré des brigades de Gendarmerie sur le territoire afin d’exercer une meilleure surveillance des habitants et anticiper d’éventuelles émeutes.

    C’est ainsi que fut créée, en 1834, à La Chapelle-Hermier une brigade de Gendarmerie composée de 5 hommes. Les gendarmes s’établirent dans une maison située au lieu-dit du Plessis (au sud du bourg).

    En 1837, les légitimistes se limitant à une opposition très modérée, le Gouvernement décida d’alléger le dispositif en vigueur. Par lettre du ministère de l’Intérieur en date du 22 novembre 1837, la brigade de Gendarmerie de La Chapelle-Hermier était supprimée [10].

[1]
Service historique de la Défense, IV D 60  
[2]
D’après : - BITTON, Alexandre. "Aveu de la seigneurie de la Chapelle-Hermier à la baronnie d’Aspremont par le marquis de la Vieuville". In : Annuaire départemental de la Société d’émulation de la Vendée. (1888), 3e série, vol. 8, p.57-75. [Arch. dép. Vendée, BIB PC 16/16] ; - BITTON, Alexandre. "Les juridictions bas-poitevines". In : Annuaire départemental de la Société d’émulation de la Vendée. (1889) 3e série, vol. 9, p.109-218 [Arch. Dép. Vendée, BIB PC 16/17]  
[3]
Arch. dép. Vendée, 43 G 2  
[4]
D'après Archives paroissiales  
[5]
Histoire des écoles d'après : Arch. dép. Vendée, articles L 472, L 473,1 O 873, 1 O 208 ; et : Archives municipales et paroissiales.  
[6]
- (Ouvrage : Pouillé de l'évêché de Luçon, AILLERY, E.)  
[7]
APART, Gilbert. Histoire de La Chapelle-Hermier : depuis Airemari. [La Chapelle-Hermier] : G. Apart, 2009. Page 118 [Arch. dép. Vendée, BIB C 975] (Ouvrage : Histoire de La Chapelle-Hermier : depuis Airemari, APART, Gilbert)  
[8]
PONTDEVIE, Pierre-François. La chapelle de Notre-Dame de Garreau et son pèlerinage. La Roche-sur-Yon : D. Servant, 1887. 91 p.-[2] p. de pl. [Arch. dép. Vendée, BIB 1598]  
[9]
APART, Gilbert. Histoire de La Chapelle-Hermier : depuis Airemari. [La Chapelle-Hermier] : G. Apart, 2009. Pages 159-180 [Arch. dép. Vendée, BIB C 975] (Ouvrage : Histoire de La Chapelle-Hermier : depuis Airemari, APART, Gilbert)  
[10]
Arch. dép. Vendée, articles R 107/2, 6 M 104 et 4 N 57  

Monuments et équipements

Monuments et équipements

Monuments
  • Croix Route de la Faverie (1914 - 9999)

    Les Révérends-Pères Moinard et Rousseau, rédemptoristes à Martinet, animèrent la mission qui se déroula du 15 février au 8 mars 1914. En souvenir de l’évènement, un calvaire en ciment armé fut réalisé par Auguste et Emile Bigeard de Coëx et implanté route de La Faverie sur un terrain appartenant aux familles Trichet et Daniau. L’entourage ne fut réalisé qu’en 1922 par Emile Bigeard [1].

    Calvaire monumental

  • Statue du Sacré-Coeur de Jésus (1922 - 9999)

    Cette statue du Sacré-Cœur de Jésus a été érigée au dernier jour de la mission qui s'est déroulée du 29 octobre au 19 novembre 1922. Elle est située sur la route d'Apremont sur un terrain offert par la famille Chaillou.

    Calvaire monumental

  • Statue de Notre-Dame du Sacré-Coeur de Marie (1924 - 9999)

    Cette statue, qui fait face à celle du Sacré-Cœur de Jésus, ne fut pas érigée dans le cadre d’une mission. C’est un don de Madame Marguerite Trichet, veuve Daniau, en reconnaissance à la Sainte-Vierge pour l’heureux retour de la Guerre 1914-1918 de son fils Arthur. Sur autorisation de l’évêque, elle fut bénite par l’Abbé Rabiller lors de la fête de l’Assomption le 15 août 1924.

    Calvaire monumental

  • Croix Route de Saint-Julien-des-Landes (1948 - 9999)

    Première de l’après-guerre, une mission fut prêchée du 7 au 28 novembre 1948 par les Révérends-Pères Raymond et Camille, passionnistes de Melay (Maine-et-Loire). A cette occasion, une nouvelle croix en tôle de fer prit, au lieu-dit de Lavaud (route de Saint-Julien-des-Landes), la place de celle qui avait été érigée en 1926. Réalisée grâce à la générosité des paroissiens, elle est l’œuvre de Messieurs René Foucaud et Pierre Gaboriaud de La Chapelle-Hermier. Le Christ est toujours celui de l’ancien calvaire.

    Calvaire monumental

  • Croix verte (1978 - 9999)

    Autrefois dans les campagnes, les voies de communications étaient jalonnées de « croix de carrefour », aussi appelée « croix de chemins ». Ces croix de bois, dues à la volonté de la communauté ou à des initiatives privées, étaient placées aux carrefours pour guider les voyageurs. Leurs emplacements étaient considérés comme des lieux sacrés et les croyants devaient se signer en passant devant.

    Se plaçant au pied d’une croix, ils étaient protégés aussi sûrement que dans une église ou une chapelle, car quiconque se voyant surpris par la nuit ou traqué par un ennemi pouvait se mettre en sûreté s’il parvenait à rejoindre un calvaire.  Ce « droit d’asile » était généralement respecté, mais on peut s’imaginer dans quelle situation devait se trouver le persécuté, transi de froid et affamé, attendant que son poursuivant se décourage et abandonne la position.

    Au cours de la guerre de Vendée, ces calvaires offraient aux soldats l’opportunité de faire leurs dévotions lorsque les combats les retenaient éloignés d’un lieu de culte.

    Les croix étaient pieusement remplacées lorsqu’elles tombaient mais, avec le temps, cette pratique se perdit et elles disparurent. Quelques-unes furent remplacées par des monuments de pierres.

    A La Chapelle-Hermier, il demeure deux croix de chemins de facture récente. L’une appelée « la Croix verte » est sur la route de Martinet et a été réalisée en 1978 gràce à des initiatives locales. La seconde croix est celle de la Naulière décrite infra.

    Calvaire monumental

  • Croix hosannière

    Le cimetière de la commune possède en son centre une croix hosannière. Ces édicules funéraires ont généralement  été érigés entre les 11ème et 17ème siècles. C’était  « la croix de tous » à l’époque où les tombes ne comportaient que de modestes croix de bois.

    Par le passé, à l’occasion du dimanche des Rameaux, les paroissiens avaient l’habitude de se rassembler autour de la croix et le curé procédait à la bénédiction du buis. Tous chantaient « l’hosanna » (chant d'allégresse et d'acclamation du Seigneur) d’où le qualificatif de « hosannière ».

    Après l’oraison, le prêtre détachait une branche de son rameau et la déposait au pied de la croix. Les fidèles en faisaient autant et l’assemblée rejoignait l’église en procession pour la messe de la Passion.

    Il est de coutume que les prêtres de la paroisse soient inhumés au plus près de la croix. Ce fut le cas par le passé des prieurs-curés Louis de Gaalon le 22 août 1783, Pierre-Roch Griffon le 31 octobre 1784, et de l’Abbé Jean-Louis Nicolleau le 1er mars 1839.

    Lorsque, arrivant à son terme, une concession n’est pas renouvelée et qu’ainsi la tombe disparaisse, une pratique veut que la famille continue à honorer ses défunts en se recueillant au pied de la croix et y dépose des fleurs.

    Calvaire monumental

  • Croix de la Naulière (1983 - 9999)

    La seconde croix de chemins appelée « Croix de la Naulière » se trouve à l'ouest du château du même nom dans le coude formé par la route D55 allant du bourg à Aizenay.

    Le calvaire a été réalisé en 1983 par la famille Chappot de La Chanonie, propriétaire des lieux. Il est constitué de gros blocs de pierre provenant d’anciens rouleaux utilisés pour tasser la terre et les cailloux des chemins.

    Le monument a été béni par Monseigneur Pierre Chappot de La Chanonie, qui, de 1953 à 1973, fut évêque de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme).

    Calvaire monumental

  • Eglise Saint-Pierre et Saint-Paul (1200 - 9999)

    Placée sous le double vocable de Saint-Pierre et Saint-Paul, l’église date du 12ème siècle.

    Au 14ème siècle, l’édifice, qui ne comprenait qu’une unique nef, a été transformé pour adopter un plan en forme de croix latine, par l’adjonction de deux constructions pour constituer le chœur et le transept. Le bras nord du transept devient une chapelle dédiée à Saint-Sébastien puis, au 18ème siècle, à Saint-Jacques. Le bras sud est érigé en chapelle dédiée à Saint-Charles.

    Au milieu du 19ème siècle, les deux chapelles perdent leur dédicace : le bras nord du transept recevant une représentation polychrome de la Sainte-Famille et, le bras sud, un retable en bois encadrant une Vierge à l’Enfant réalisée en plâtre.

    Le chœur présente aujourd’hui sous le vitrail du chevet une statue polychrome (19ème siècle) de l’apôtre Pierre en tant que premier pape de l’Eglise romaine. Les stalles situées de part et d’autre du chœur sont aussi du milieu du 19ème siècle. Le précédent autel, atteint de vétusté, a été remplacé en 1968 par un autel en bois.

    D’abord en pierre, la voute de la nef, dite en anse de panier, est en bois lambrissé depuis sa reconstruction à la fin du 18ème siècle après les ravages de la guerre de Vendée.

    Sur le mur sud, deux niches reçoivent, pour l’une une pierre tombale du 16ème siècle qui avait été laissée à l’abandon à l’extérieur du bâtiment et, pour l’autre, le « trésor » de l’église (ornements et vases liturgiques).

    Sur le mur nord, un panneau de bois sculpté est le seul vestige de la chaire aujourd’hui disparue et permet de situer son emplacement passé.

    Les fonts baptismaux en pierre datent vraisemblablement du 15ème siècle [2].

    Église

[1]
Les notices sur les croix et calvaires sont rédigées d'après les Archives paroissiales  
[2]
APART, Gilbert. Histoire de La Chapelle-Hermier : depuis Airemari. [La Chapelle-Hermier] : G. Apart, 2009. Pages 77-90 [Arch. dép. Vendée, BIB C 975] (Ouvrage : Histoire de La Chapelle-Hermier : depuis Airemari, APART, Gilbert)  

Activités industrielles et économiques

Enquêtes statistiques et démographiques

Statistiques sur la population

Recensements
  • 1790 : 750 habitants.
  • 1790 : 115 feux.
  • 1796 : 481 habitants.
  • 1831 : 527 habitants.
  • 1836 : 562 habitants.
  • 1841 : 536 habitants.
  • 1846 : 556 habitants.
  • 1851 : 589 habitants.
  • 1856 : 630 habitants.
  • 1861 : 621 habitants.
  • 1866 : 624 habitants.
  • 1872 : 632 habitants.
  • 1876 : 680 habitants.
  • 1881 : 678 habitants.
  • 1886 : 753 habitants.
  • 1891 : 833 habitants.
  • 1896 : 833 habitants.
  • 1901 : 822 habitants.
  • 1906 : 842 habitants.
  • 1911 : 863 habitants.
  • 1921 : 734 habitants.
  • 1926 : 751 habitants.
  • 1931 : 758 habitants.
  • 1936 : 713 habitants.
  • 1946 : 686 habitants.
  • 1954 : 661 habitants.
  • 1962 : 656 habitants.
  • 1968 : 585 habitants.
  • 1975 : 542 habitants.
  • 1982 : 621 habitants.
  • 1990 : 563 habitants.
  • 1999 : 558 habitants.
  • 2006 : 681 habitants.

Enquêtes et statistiques particulières

Enquêtes politiques
  • 1787

    Source : Arch. dép. Vendée, C 49 : Bureau intermédiaire des Sables-d’Olonne. Tableau des paroisses et des arrondissements, 1787

    Enquête des bureaux intermédiaires (1787-1788)
  • 1943

    Date exacte : 3 décembre 1943. Source : Arch. dép. Vendée, 1 W 50 : Rapports sur les visites communales du préfet (1941-1943)

    Visites communales du préfet (1941-1943)
Enquêtes religieuses
  • 1533

    Dates exactes : du 4 au 21 mars 1533. Source : Arch. dép. Vendée, 1 G 38 : Visites épiscopales des abbayes et prieurés, églises paroissiales et collégiales (1533-1534)

    Visite pastorale
  • 1777

    Entre 1777 et 1778. Source : AILLERY, Eugène-Louis. Pouillé de l'évêché de Luçon. Fontenay-le-Comte : Impr. Robuchon, 1860. XXXVI-211 p. [Arch. dép. Vendée, BIB 1569]

    Visite pastorale
Enquêtes statistiques particulières

Précisions sur les recensements de la population :

  • En 1790 : Une correspondance, rédigée le 26 septembre 1790 par la municipalité à la demande du directoire du district des Sables-d’Olonne, indique que « sept cent cinquante individus composent cette paroisse dont cent cinq actifs. On y compte cent quinze feux (...) ». Avec une moyenne de 6 ou 7 personnes par feu, La Chapelle-Hermier se situe au dessus de la norme convenue de 5 [1].
  • En 1796 : Le 15 juillet 1796 marque la fin de  la guerre de Vendée qui a fait 269 victimes parmi les Chapelois, dont 121 de sexe féminin et 148 de sexe masculin. Le nombre d’habitants tomba à 481, la commune perdant presque 36% de ses effectifs.
  • Depuis l'an 2000 :Au cours de la dernière décennie s’est amorcée une augmentation significative de la population de la commune. Ce phénomène se place dans un cadre général de retour vers le monde rural désigné par un néologisme : « la rurbanisation ». Des citadins s’installent à la campagne, attirés par le calme et le repos champêtre, mais gardent un mode de vie urbain ou un travail en ville. Il s’agit :

- de jeunes ménages qui font construire leur résidence principale à faible distance de leur lieu de travail (situé à Coëx, Aizenay, voire La Roche-sur-Yon). La disponibilité de l’automobile et la qualité des voies de communication favorisent ce choix. En 1999, sur 234 actifs, 62 travaillent dans la commune et 172 en dehors ;

- de personnes qui, à l’âge de la retraite, effectuent un « retour aux sources » ;

- et d’autres couples attirés par la commune découverte à l’occasion de vacances.

Ce mouvement a favorisé la construction de nombreuses maisons individuelles et s’est traduit par une augmentation continue de la population qui atteint aujourd’hui 900 habitants [2].

[1]
Arch. dép. Vendée, L 1029  
[2]
Arch. dép. Vendée, documents numérisés des recensements de population et Archives municipales  

Personnalités de la commune

Personnalités de la commune

  • Joly, Jean Baptiste Joseph (1784 - 1794)

    Fonction : Insurgé vendéen

    Jean-Baptiste Joly nait en 1738 au Cateau-Cambrésis (Nord). Il sert au Régiment des Flandres sous les ordres d’André Servanteau, Seigneur de la Brunière en La Chapelle-Hermier, qui lui demande d’être le régisseur de ses domaines. Joly et sa famille rejoignent ainsi la Vendée en 1784.

    Il est connu comme un homme énergique, dur avec lui-même et avec les autres, ambitieux, d’humeur batailleuse mais aussi d’une extrême serviabilité. Il participe activement à la vie de la commune et fait partie du conseil municipal.

    Les décisions iniques prises par le nouveau pouvoir révolutionnaire heurtent ses convictions royalistes et religieuses.  En 1793, il choisit d’adhérer au mouvement contestataire de nombreux Vendéens qui se forment en armée pour contrer les nouveaux gouvernants du pays. 

    Il entreprend alors de créer lui-même une unité combattante. Aidé par quelques fidèles, il contraint les Chapelois par la harangue, l’intimidation voire la force et constitue un détachement qui se place sous les ordres de Charette. Joly se voit confier le commandement de 5000 hommes qui participeront à tous les combats de la Guerre de Vendée.

    Mais, le 6 juin 1794 à Challans, lors de l’attaque de cette garnison républicaine, Joly commet une erreur de stratégie et Charette lui attribue la responsabilité de la défaite. Les deux hommes entrent en conflit. Joly, faisant preuve d’insubordination, est mis en état d’arrestation. Son attitude et ses prises de position lui ayant aliéné ses derniers fidèles, il décide de prendre la fuite et se retrouve à errer dans la campagne. Le 27 juin, il se trouve dans une auberge à Saint-Laurent-sur-Sèvre où un groupe de jeunes gens le prend pour un espion républicain. Contraint à la fuite, Joly est rejoint à la hauteur de la ferme de la Barbinière toute proche où il est massacré par ses poursuivants sans avoir pu se faire reconnaître. Il est inhumé dans le cimetière de Saint-Laurent-sur-Sèvre.

    Cette tragédie et cette fin peu glorieuse n’enlève rien aux remarquables services rendus par ce Vendéen d’adoption notamment au cours des 16 mois de son engagement dans la guerre de Vendée [1].

[1]
APART, Gilbert. Histoire de La Chapelle-Hermier : depuis Airemari. [La Chapelle-Hermier] : G. Apart, 2009. Pages 57-63 [Arch. dép. Vendée, BIB C 975] (Ouvrage : Histoire de La Chapelle-Hermier : depuis Airemari, APART, Gilbert)  

Evénements politiques & historiques majeurs

Références

Sources générales

Documents consultables aux Archives départementales de la Vendée :

  • BIB 1598 - La chapelle de Notre-Dame de Garreau et son pèlerinage / l’Abbé Pondevie. Tiré à part de : Annuaire de la Société d'émulation de la Vendée - (1887), 91 pages.
  • BIB  975 - Histoire de La Chapelle Hermier : depuis Airemari, par Gilbert Apart - 2009 - 240 pages.
  • BIB PC 500/1-3 - Bulletins communaux de La Chapelle Hermier - De 1989 à 2012 : n° 1 à 23.
    Pas de parution en 1995.
  • BIB PC 16/16 - Aveu de la seigneurie de la Chapelle-Hermier à la baronnie d'Aspremont par le marquis de la Vieuville / éd. A. Bitton - In : Annuaire départemental de la Société d'émulation de la Vendée. - 1888, 3e série, vol. 8, p.57-75

 

Documents numérisés consultables sur le site des Archives départementales de la Vendée :

- Registres paroissiaux : 1737à 1789.

- Registres d’état-civil : 1791 à 1905.

- Recensements de population : 1786 à 1911.

- Cadastre napoléonien : 1824.

- Déliberations municipales : 1838 à 1921.

- Arrêtés du Maire : 1838 à 1906.


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