Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire historique des communes

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Commune de Apremont

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Notice rédigée par : Gilbert Apart

Données identitaires

Noms

Anciens noms :

  • Aspero Monte en 1107 [1]
  • Aspero Montis en 1140 [2]
  • Aspremont en 1648 [3]
  • Se rencontre aussi dans divers documents sous la forme d’Aspremont
Nom des habitants
Apremontais
Anciens noms
  • Aspero Monte (nom historique)
  • Aspero Montis (nom historique)
  • Aspremont (nom historique)

Géographie

Altitude

46°45’00’’ de Latitude Nord et 01°44’28’’ de Longitude Nord [4]. Le point culminant est à 57 mètres au lieu-dit de la Renaissance situé à 2 kms au Nord du bourg. Le point le plus bas est à 10 mètres à l’exutoire du barrage sur la rivière La Vie.

Superficie

29,73 km²

Communes absorbées
  • Habites, Les (1800 - 1800)
    Commune supprimée par réunion à celle d'Apremont en prairial an VIII (mai-juin 1800).Elle comprenait les lieux-dits ci-après : La Bouctière, La Commanderie, Château-Vieux, La Charloisière, Les Crachotières, L’Etang, Le Grand Bourg, Le Grand Logis, Les Granges, Les Habites (chef-lieu), Le Moulin des Habites, La Naulière, Le Petit Bourg, Le Querry-Bourron [5].
  • Maché (1800)
    Commune supprimée par réunion à celle d'Apremont en prairial an VIII (mai-juin 1800). Maché redevient cependant une commune distincte en 1806 [5].
Paysages
  • Bas bocage
    La commune appartient à l’entité physique du Bas-bocage. Le lieu est un plateau tombant au Sud sur la vallée de la Vie avec une pente abrupte en rive droite et une plus faible déclivité en rive gauche. Le paysage est essentiellement agricole et s’est transformé, ces dernières années, en bordure des routes d’accès au bourg par la construction de nouvelles habitations.
Cours d'eau
  • Vie
    Pour en savoir plus :

    La Vie prend sa source sur la commune de Belleville-sur-Vie près de la ferme du Bossé à une altitude de 80 mètres, et s’écoule en pente douce d’est en ouest. La rivière parcourt 21 kilomètres jusqu’à l’entrée du lac d’Apremont - au sud de la commune de Maché au lieu-dit de la Guérinière - et, après un parcourt total de 61 kilomètres, se jette dans l’océan Atlantique à hauteur de Saint-Gilles-Croix-de-Vie après avoir traversé le marais salé de Saint-Hilaire de Riez. Le fleuve est navigable de l'océan jusqu’au barrage situé 2 km en aval du village du Pas-Opton, au nord de la commune du Fenouiller.

    Le lac a été créé en 1966 par la construction d’un barrage en béton au sud-est du bourg d’Apremont. Avec une superficie de 167 hectares, la retenue s’étend sur les communes d’Apremont, Maché et Aizenay. Le plan d’eau, qui représente un volume de stockage de 3 800 000 mètres cubes, permet la fourniture d’eau potable, les loisirs nautiques, la pêche, l’écrêtement des crues et le soutien d’étiages.

    Le port de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, installé à l’embouchure du fleuve, est en activité depuis l’époque médiévale. Plus en amont, la saliculture s’est développée dans le marais de la Vie à l’est de Saint-Hilaire-de-Riez.

    Une étude pour la canalisation de la rivière permettant la navigabilité du fleuve jusqu’à Apremont a été réalisée en 1542 par l’architecte Jean-Baptiste Florentin dans le but de faciliter les communications par voie fluviale et favoriser les échanges commerciaux de marchandises (Plan connu sous le nom de « Rouleau d’Apremont » dont une copie est détenue par la mairie de la commune d'Apremont). Ce projet n’a jamais été concrétisé malgré plusieurs tentatives pour le faire aboutir au moment de la Révolution ou sous la Restauration. Peu d’ouvrages hydrauliques sont installés sur son cours : deux moulins sont en activité à l’aube du XXe siècle et guère plus à la fin du XVIIe siècle. Enfin, depuis la construction en 1966 du barrage d’Apremont, la Vie approvisionne en eau potable les communes avoisinantes.

    Les affluents principaux de la Vie sont la Petite Boulogne et le Ruth en amont du barrage ; le Ligneron et le Jaunay en aval.

    Source : Schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) du bassin Vie-Jaunay sur le site Internet : www.gesteau.eaufrance.fr

Cours d’eau secondaires :

Histoire

Première mention historique

1107

1107 : 1ère mention de la paroisse d'Apremont [6].

Vers 1140, "de Aspero monte" (Arch. dép. de Vendée, H 142), d'après : DELHOMMEAU, Louis. Églises de Vendée : vocables, titulaires et liste des documents relatifs à leur construction et à leurs travaux du XIe siècle à nos jours. 2000-2001. 2 vol. (224-232 p.) [Arch. dép. Vendée, BIB MEM 615/1-2]

Monument emblématique
chateau_apremont_6.jpg

Le château-fort du 12ème siècle dominant la rive droite de la Vie a été remplacé dans la première moitié du 16ème siècle par un château renaissance en grande partie démoli en 1743 en raison de sa vétusté. De la forteresse médiévale, sont visibles une partie des remparts, un châtelet d’entrée qui porte encore les traces du pont-levis et un souterrain glaciaire qui avait pour fonction de conserver les aliments. De la partie Renaissance, subsistent deux tours et la chapelle. En outre, dans le bloc schisteux situé sous le château, a été taillé un passage permettant aux visiteurs arrivant par la rivière ou aux cavaliers et leur monture de rejoindre le château. Cette voute ou rampe cavalière monte de 20 mètres et débouche au niveau de la cour.La municipalité est propriétaire du château depuis le 19 août 1966, et y a implanté la mairie de la commune en 1971.
Liens externes
[1]
« Cartulaire de l’abbaye d’Orbestier du Château-d’Olonne » par Louis de La Boutetière (Bibliothèque nationale de France)  
[2]
« Fichier historique du diocèse de Luçon » par Louis Delhommeau (Arch. dép. Vendée, 1 Num 47)  
[3]
« Pouillé général contenant les bénéfices de l’archevêché de Bordeaux ». Editions Gervais Alliot, 1648 (Bibliothèque nationale de France)  
[4]
Institut géographique national.  
[5]
Arch. dép. Vendée, Registres d’état-civil de 1796 à 1800.  
[6]
« Cartulaire de l’abbaye d’Orbestier du Château-d’Olonne » par Louis de La Boutetière (Bibliothèque nationale de France)  

Géographie historique

Culte

Diocèse
  • Diocèse de Poitiers(1007 - 1317)
  • Diocèse de Luçon(1317 - 1801)
  • Diocèse de La Rochelle et Saintes(1801 - 1821)
  • Diocèse de Poitiers(1821 - 9999)

    D'après : AILLERY, E. Pouillé de l'évêché de Luçon. Fontenay-le-Comte : Impr. Robuchon, 1860. XXXVI-211 p. [Arch. dép. Vendée, BIB 1569]

Archiprêtré ou doyenné
  • Doyenné d'Aizenay(1201 - 1821)

    Jusqu’en 1821, la paroisse appartenait au doyenné d’Aizenay qui comprenait les paroisses d’Apremont, Coëx, La Chapelle-Hermier et Maché.

    Pendant la durée de son rattachement au diocèse de Poitiers, le doyenné était aussi officialité ; le doyen assurant la fonction d’official déléguée par l’évêque pour exercer, en son nom au sein du doyenné, la justice ecclésiastique avec compétence pour juger des conflits matrimoniaux et les différents concernant les membres du clergé [1].

    doyenné

  • Doyenné de Palluau(1821 - 1997)

    De 1821 à 1997, Apremont fait partie du doyenné de Palluau qui comprend les paroisses d’Apremont, La Chapelle-Palluau, Falleron, Grand’Landes, Maché, Palluau, Saint-Christophe-du-Ligneron, Saint-Etienne-du-Bois et Saint-Paul-Mont-Penit [2].

    doyenné

  • Doyenné de Challans(1997 - 9999)

    Depuis 1997, Apremont fait partie du doyenné de Challans avec les paroisses de Saint-Martin de la Rive (Challans), Le Bon Pasteur de Vie et Marais (Soullans) et La Trinité entre Marais et Champ (La Garnache) [3].

    doyenné

Paroisses
  • Saint-Martin-de-Tours(1140 - 1997)

    Paroisse Saint-Martin de Tours jusqu’en 1997 ; date de début approximative.

    Pour en savoir plus :

    Evêque de Tours (décédé en 397)

  • Saint-Jean-Baptiste(1264 - 1822)

    Les Habites constituait la paroisse Saint-Jean-Baptiste qui fut dissoute et intégrée à celle d’Apremont en 1822.

    Pour en savoir plus :

    Prédicteur et martyr (Ie siècle)

  • Saint-Paul(1997 - 9999)

    Depuis 1997, Apremont se trouve intégré à la paroisse Saint-Paul des Champs qui comprend également Falleron, Froidfond, Maché et Saint-Christophe du Ligneron. Son presbytère est situé en cette dernière commune [4].

    Pour en savoir plus :

    Conversion de saint Paul, apôtre

Ressorts féodaux et judiciaires

Pagus
  • Pays d’Herbauges (Pagus Herbadillicus)

    [5]

     

    Pour en savoir plus :

    L'actuelle Vendée composait la partie principale du « pagus Herbadillicus » ou « pays d'Herbauges » qui avait pour limites, la Loire au nord, « le Golfe des Pictons » au sud (actuelle Anse de l'Aiguillon ; l'océan s'étalait alors jusqu'au sud de Fontenay-le-Comte), à l'ouest l'océan, et à l'est une ligne allant de Fontenay-le-Comte à Nantes.

    Le pagus a été érigé en comté par Louis le Pieux à partir de 832. Le siège du comté se situait à Rezé (au sud de Nantes). Il englobait aussi les pagi de Tiffauges et des Mauges.

Seigneurie
  • Seigneurie de Thouars

    La baronnie d’Apremont était vassale de la vicomté de Thouars (Deux-Sèvres) [6].

Bailliage
  • Sénéchaussée de Poitiers(1436 - 1789)

    D'après : BARBAUD, Gabriel. Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790 : Vendée : archives civiles, séries A, B, C. La Roche-sur-Yon : Servant-Mahaud, 1898. P. XXIV-XXVII

Ressorts militaires

Gouvernement
  • Gouvernement du Poitou(1560 - 1791)

    Gouvernement général et militaire du Poitou (1542-1791) crée par démembrement de celui de Guyenne [7].

Bureau de recrutement militaire
  • Bureau de La Roche-sur-Yon(1867 - 9999)

    [8]

Ressorts administratifs et fiscaux

Intendance et subdélégation
Election
District révolutionnaire
  • District de Challans(1790 - 1795)

    District de Challans (1790 - 1795). La Constitution du 5 fructidor an III (22 août 1795) supprima les districts et créa les municipalités de cantons pour les communes dont la population était inférieure à 5000 habitants (cf. paragraphe "Canton" infra) [11].

Arrondissement
Canton
  • Canton d'Apremont(1790 - 1800)

    Canton d’Apremont (1790-1795) comprenant les communes d’Apremont, Maché, Les Habites, Commequiers et Saint-Maixent-sur-Vie [11].

    Municipalité de canton d’Apremont (1795 - 1800), assemblée dont les membres émanent des municipalités communales réduites à deux agents par commune (Nota : avec la suppression des districts, il n’existe plus de corps intermédiaire entre le département et la municipalité de canton).

  • Canton de Palluau(1800 - 2015)

    Canton de Palluau (à partir de Février 1800) comprenant les communes d’Apremont, La Chapelle-Palluau, Falleron, Grand’Landes, Les Habites, Maché, Palluau, Saint-Christophe-du-Ligneron, Saint-Etienne-du-Bois et Saint-Paul-Mont-Penit (Nota : Les Habites et Maché ne seront réunies à Apremont qu’en Mai 1800) [12]

  • Canton de Challans(2015 - 9999)

    Canton de Challans (à partir de Mars 2015) comprenant les communes de Apremont, Bois-de-Céné, Challans, La Chapelle-Palluau, Châteauneuf, Falleron, Froidfond, La Garnache, Grand'Landes, Maché, Palluau, Saint-Christophe-du-Ligneron, Saint-Etienne-du-Bois, Saint-Paul-Mont-Penit et Sallertaine [13]

Ressorts divers

Bureau de l'Enregistrement
  • Bureau de Challans(1795 - 1796)

    Antérieurement à la période vendémiaire an IV (septembre 1795)-19 brumaire an V (9 novembre 1796), le bureau de contrôle des actes était celui d'Apremont. Toutefois, aucun document n'a été conservé pour ce bureau. Pour celui des Challans, la période est donnée à titre indicatif (durant la période révolutionnaire, certains bureaux ont pu fermer temporairement, obligeant les notaires à se tourner vers les bureaux voisins, voire à négliger la formalité de contrôle et d'enregistrement.)

  • Bureau d'Aizenay(1797 - 1803)

    Rattachement du 20 brumaire an V (septembre 1796) au 30 prairial an XI (19 juin 1803).

  • Bureau de Challans(1803 - 1843)

    Rattachement de messidor an XI (juin 1803) à 1843

  • Bureau de Palluau(1844 - 1934)

    Rattachement de 1844 au 5 septembre 1934

  • Bureau de Challans(1934 - 9999)
Zone interdite
non
[1]
« Organisation et fonctionnement du doyenné d’Aizenay au 13ème siècle » par Joseph Avril (éd. et trad.). In : Les statuts synodaux français du XIIIe siècle. V, Les statuts synodaux des anciennes provinces de Bordeaux, Auch, Sens et Rouen (fin XIIIe siècle). Paris : CTHS, 2001. P. 95, note 44 ; 99, note 70 ; 138, note 4 (Arch. dép. Vendée, BIB B 17/5).  
[2]
Mandements et actes épiscopaux des évêques de Luçon (1821-1938) (Arch. dép. Vendée, 4 Num 278).  
[3]
Site Internet du diocèse de Luçon : http ://vendee.catholique.fr  
[4]
"Églises de Vendée : vocables, titulaires et liste des documents relatifs à leur construction et à leurs travaux du XIe siècle à nos jours", par Louis Delhommeau. 2000-2001. 2 vol. (224-232 p.) (Arch. dép. Vendée, BIB MEM 615/1-2) ; Site Internet du diocèse de Luçon : http ://vendee.catholique.fr  
[5]
« Contribution à la connaissance du pays d’Herbauge -1995 » par Claude Roy (Arch. dép. Vendée, BIB MEM 417-3) ; « Carte de la Vendée de l’époque gallo-romaine à l’époque féodale » par J.M. Guérineau (Arch. dép. Vendée, 7 Fi 529).  
[6]
« Essai sur les institutions judiciaires du Poitou sous le gouvernement des comtes indépendants 902-1137 (d’après les cartulaires poitevins ») par Marcel Garaud (1910) (Arch. dép. Vendée, BIB 792).  
[7]
« Dictionnaire géographique, historique et politique des Gaules et de la France. Tome III » par Jean-Joseph Expilly. 1764. P. 633 ; « Les cartes continentales du Poitou antérieures au XIXe siècle : la fin de l’Ancien Régime (1670-1789) » par Joseph Dehergne. In : Bulletin de la Société des Antiquaires de l’Ouest [extrait]. (1959-1960), p 629-673 (Arch. dép. Vendée, BIB B 1014/3) ; Gouvernement général et militaire du Poitou dressé sur les dernières observations. 1767 (Arch. dép. Vendée, 7 Fi 19).  
[8]
Arch. dép. Vendée, 1 R - Recrutement de l’armée (an IX-1942), et site internet : www.recrutement.terre.defense.gouv.fr  
[9]
« Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790 : Vendée : archives civiles, séries A, B, C » par Gabriel BARBAUD. La Roche-sur-Yon : Servant-Mahaud, 1898. P. XXVIII-XXXI ; dates à préciser données d'après « Carte des généralités, subdélégations et élections en France à la veille de la Révolution de 1789 : circonscriptions administratives à la fin de l'Ancien Régime » par Guy ARBELLOT, Jean-Pierre GOUBERT, Jacques MALLET, Yvette PALAZOT. Paris : Éd. du CNRS, 1986. 98 p. (Arch. dép. Vendée, BIB ATLAS 18)  
[10]
« La province de Poitou et le pays d’Aunis. La généralité de Poitiers où sont les élections de Poitiers, de Châtellerault, de Thouars, de Saint-Maixent, de Niort, de Fontenay-le-Comte, de Mauléon, des Sables-d’Olonne et de Confolens » par Alexis Hubert Jaillot. 1732 (Ach. dép. Vendée, 7 Fi 24).  
[11]
Carte du département de la Vendée divisé en 6 districts et 58 cantons par décret de l’Assemblée Nationale du 26 janvier 1790 (Arch. dép. Vendée, 7 Fi 28) et « La Vendée administrative en 1790 ». In : Annuaire de la Société d’émulation de la Vendée. (1892), 4e série, vol. 2, p. 230-257 (Arch. dép. Vendée, BIB PC 16/18).  
[12]
Carte du département divisé en 3 arrondissements et en 29 cantons par décret de l’Assemblée nationale en date du 28 pluviôse an VIII (17 Février 1800) (Arch. dép. Vendée, 7 Fi 4).  
[13]
Décret n°2014-169 du 17 février 2014 portant délimitation des cantons du département de la Vendée et prenant effet au 29 mars 2015 avec l'élection des nouveaux conseillers départementaux - scrutins des 22 et 29 mars 2015.  

Institutions locales

Seigneuries, offices notariaux

Hôtels nobles
  • Le château d'Apremont

    Le château d’Apremont était la résidence des seigneurs et barons d’Apremont (confer le paragraphe « DONNÉES IDENTITAIRES/Histoire/Monument emblématique »).

Justice locale

La baronnie d’Apremont jouissait du droit de haute-justice [1]

Elle avait dans sa propre mouvance [2]

  • la seigneurie de Coëx,
  • la seigneurie de La Chapelle-Hermier,
  • la seigneurie du Fenouiller,
  • la seigneurie de Saint-Révérend,
  • la seigneurie du Plessis-Mauclerc (sur Le Fenouiller),
  • la châtellenie de Saint-Gilles-sur-Vie,
  • la châtellenie de l’Audardière (en Apremont),
  • la châtellenie de La Chaize-Giraud (pour partie à la baronnie de Brandois),
  • la châtellenie d’Aizenay (pour partie à la châtellenie de Palluau),
  • diverses maisons nobles et fiefs sur Saint-Julien des Landes, L’Aiguillon-sur-Vie et Saint-Maixent-sur-Vie (pour partie à la baronnie de Brandois).

Organisation civile municipale

Fabrique
  • 1770

    Le témoignage le plus ancien de l’existence d’une fabrique à Apremont est la quittance délivrée le 13 Novembre 1770 par le trésorier de la Charité d’Apremont, également trésorier de la Fabrique, qui « reconnaît avoir reçu de Mr Garnier, curé des Habites, la somme de 12 livres et 10 sols pour une année de rente due annuellement sur la borderie des Granges qui constitue maintenant la cure des Habites » [3].

    La Révolution nationalise les biens du clergé et supprime les fabriques. Le concordat de 1801 les rétablit. La loi du 9 décembre 1905 les supprime à nouveau mais prévoit, à la place, la constitution d’associations cultuelles qui, suite à l’interdiction du Saint-Siège, ne seront jamais créées.

    Finalement, Monseigneur Catteau, évêque de Luçon, décida de suppléer à la suppression des fabriques du diocèse par la création, dans chaque paroisse, d’un « conseil de l’église », cellule réunissant des fidèles pour seconder le curé dans l’exercice de son ministère. Est ainsi crée le « conseil curial d’Apremont » le 7 Juillet 1907.

    Le 8 septembre 1986, Monseigneur Paty, évêque de Luçon, décide de remplacer le « conseil de l’église » par le « conseil paroissial pour les affaires économiques » (CPAE). Présidée par le curé, cette instance comprend de 6 à 10 membres bénévoles chargés de collaborer avec lui à la gestion des charges administratives et financières de la paroisse selon les normes établies au niveau du diocèse.

    Le nouveau découpage des paroisses du diocèse, en 1997, n’a pas remis en cause cette organisation. Le CPAE de la paroisse Saint-Paul des Champs a son siège à Saint-Christophe-du-Ligneron. Ses membres sont issus des anciennes paroisses d’Apremont, Falleron, Froidfond, Maché et de Saint-Christophe du Ligneron [4].

Ecoles primaires
  • Ecole publique mixte (1797 - 1854)

    La loi du 3 brumaire an IV (25 Octobre 1795) prévoit une école pour 1000 habitants. En application de cette loi, un arrêté de l’administration départementale de la Vendée, en date du 29 thermidor an V (16 août 1797), décide la création de 2 écoles primaires dans le canton d’Apremont : l’une à Apremont pour les élèves d’Apremont et de Maché, la seconde, à Commequiers pour ceux de Commequiers, Saint-Maixent (aujourd’hui Saint-Maixent-sur-Vie) et Les Habites [5].

    Une « maison d’école » est donc établie à Apremont dans un bâtiment appartenant à la Fabrique (Parcelle B 918 du cadastre napoléonien) [6].

    En Prairial An VIII (Mai 1800), la commune des Habites est supprimée pour être réunie à Apremont. Aucun document ne précise si les écoliers des Habites ont dès lors été accueillis à Apremont ou s'ils sont restés à Commequiers. Le fait d’être désormais administrés par Apremont laisse à penser qu’ils furent contraints d’y fréquenter l’école. De plus, celle-ci devait avoir leur préférence n’étant distante que de 4,5 kilomètres des Habites, alors que 6,5 kilomètres les séparaient de Commequiers. Écart qui devait compter pour un enfant devant subir l’épreuve autant physique que morale de son chemin, parcourant l’itinéraire à pied en sabot, affrontant les rigueurs de l’hiver, la pluie ou la chaleur, portant le fardeau de la gibecière chargée de livres, du panier pour le repas et le goûter, et parfois de la buche pour contribuer au chauffage de la salle de classe. En 1830, la municipalité de Maché s’affranchit de son rattachement scolaire à Apremont en se dotant d’une école communale mixte [7].

    En 1838, pour permettre l’accueil d’un nombre croissant d’élèves ; une école communale mixte est construite par la municipalité d’Apremont sur un terrain jouxtant celui de la précédente maison d’école (Parcelle B 917 du cadastre napoléonien) [8].

    Statut : publique

    Genre : mixte

  • Ecole publique de filles (1854 - 1873)

    En 1850, La loi Falloux oblige les communes de plus de 800 habitants à entretenir une école publique de filles. Apremont compte alors 1305 habitants mais il faut attendre l’année 1854 et l’affectation de la première institutrice pour que cette école de filles soit aménagée dans le bâtiment de la première maison d’école. [9].

    Statut : publique

    Genre : fille

  • Ecole publique de garçons (1854 - 1968)

    En 1854, l’école communale mixte devient alors l’école publique de garçons.

    En 1888, la municipalité fait construire une nouvelle école publique de garçons (Parcelle B 904 du cadastre napoléonien) ; l’école bâtie en 1838 est devenue trop vétuste et est abandonnée [10].

    Statut : publique

    Genre : garçon

  • Ecole privée de filles Sainte-Anne (1873 - 1967)

    Á compter du 23 septembre 1873, l’école publique de filles est tenue par les Soeurs de la communauté de Mormaison (Vendée) à la demande de la municipalité pour suppléer au manque d’institutrice laïque [11]. En 1874, l’école est transférée dans le « couvent » ; nom donné aux bâtiments appartenant à la Fabrique dans lesquels les religieuses ont leur logement. Il s’agit des parcelles B 950 à 954 du cadastre napoléonien [12].

    En 1910, grâce aux fonds de la Fabrique et aux dons des habitants, est construite l’école privée de filles Sainte-Anne (Parcelle B 827 du cadastre napoléonien) [13]. Le « couvent » n’est plus utilisé que pour l’habitation des religieuses.

    Les filles qui, selon le désir de leurs parents, ne reçoivent pas d’éducation religieuse peuvent fréquenter l’école publique de garçons sans qu’il y ait mixité dans les salles de classe et sans que l’école soit, pour autant, qualifiée de mixte [14].

    En 1967, les religieuses cessent d’exercer et regagnent leur communauté. [15].

    Statut : privée

    Genre : fille

  • Ecole privée de garçons Saint-Martin (1929 - 1972)

    En 1929, la Fabrique reçoit, de Madame Letenneur de Nantes, le don d’une maison qu’elle possède à Apremont (aujourd’hui le N°18 de la rue du Docteur Dorion). Ces locaux permettent, la même année, la création de l’école privée de garçons Saint-Martin [16].

    En 1929, la commune est donc dotée de 2 écoles privées (une de filles et une de garçons) et d’une école publique de garçons.

    Statut : privée

    Genre : garçon

  • Ecole publique mixte La Vie (1968 - 9999)

    En 1968, l’école publique de garçons devient école publique mixte [17].

    En 2013, l’école publique mixte prend le nom d’école primaire publique « La Vie ».

    Statut : publique

    Genre : mixte

  • Ecole privée mixte Sainte-Anne (1972 - 9999)

    En 1972, l’école Saint-Martin est présentée comme l’école privée de filles. En réalité, elle est mixte et comprend les classes du CP, du CE1 et du CE2. L’école Sainte-Anne est l’école privée de garçons. En vérité, elle est mixte et reçoit les classes du CM1 et CM2 [18]. Cette commodité de langage permettait de différencier chaque école selon les types d’enseignements qui lui étaient assignés. Après des travaux d’adaptation de ses locaux, l’école Sainte-Anne accueille, en 1980, le regroupement de ces classes et devient l’école privée mixte Sainte-Anne [19]. Les bâtiments de l’école Saint-Martin sont délaissés.

    Statut : privée

    Genre : mixte

Institutions religieuses

Autres bénéfices ecclésiastiques

Commanderie :

La paroisse des Habites était le siège d’une commanderie fondée au 13ème siècle par les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem et unie, au 16ème siècle, à la commanderie de Coudrie à Challans. Elle était composée d'un logis, d'une métairie, d'une chapelle, d'un cimetière avec, en son centre, une croix hosannière (A 275 à A 279 au cadastre napoléonien). La chapelle et le cimetière avaient aussi une vocation paroissiale. Le logis et la chapelle ont été incendiés par les protestants en 1622. Seule, la chapelle a été en partie reconstruite [18]. Elle a été désaffectée le 20 mai 1914 et vendue le 5 juillet de la même année [19]. Subsistent aujourd’hui la chapelle, la croix hosannière et le cimetière.

Prieurés :

Jusqu'au 15ème siècle, Apremont ne possédait pas d'église paroissiale (la première église a été construite en 1430). Pour leurs dévotions, les habitants disposaient de deux prieurés vraisemblablement érigés vers le 13ème siècle et aujourd’hui disparus. Chacun avait sa chapelle et son cimetière [20]. Le prieuré Saint-Pierre, rattaché à l'église d'Aizenay, était établi en rive droite de la Vie. Le nom se retrouve sous la forme de Saint-Père au cadastre napoléonien ou de Saint-Pair dans certains documents de recensement. Le prieuré Saint-Samson se trouvait en rive gauche. Il dépendait de l'abbaye bénédictine Saint-Cyprien de Poitiers.

Chapellenies [21] :

L’église d’Apremont était desservie par plus de 20 prêtres répartis en chapellenies constituées auprès des divers châtelains de la paroisse. Il s’agissait des chapellenies de :

  • Sainte-Néomaye, La Geneste et Saint-Nicolas du Verger ; toutes les trois sous le patronage du Seigneur d’Apremont,
  • Puiquevant sous le patronage du Seigneur de la Tudérière,
  • Notre-Dame sous le patronage du Seigneur des Châteigners,
  • La Rathinière sous le double-patronage du Seigneur de La Rochette et du Seigneur des Châteigners.

Institutions supra-communales

Gendarmerie et caserne de pompier
  • Gendarmerie (1800 - 1857)

    Á Apremont, le 25 prairial an VIII (14 juin 1800), sont créées une brigade de gendarmes à cheval et une brigade de gendarmes à pied [22]. L’ensemble représente un effectif de 10 hommes qui occupent les bâtiments et le jardin loués au Sieur Barbeau, propriétaire à Apremont. Il s’agit des parcelles 1024, 1025, 1026 et 1029 du cadastre napoléonien [23].

    La brigade à cheval est supprimée le 7 Avril 1834 ; ne subsiste que la brigade à pied avec 5 hommes [24].

    Celle-ci est dissoute le 4 août 1857 [25].

[1]
« Les droits féodaux et les droits seigneuriaux en Poitou de 1559 à 1789 » par M.L. Autexier (Arch. dép. Vendée, BIB 820).  
[2]
« Les juridictions bas-poitevines » par Alexandre Bitton – In : Annuaire départemental de la Société d'émulation de la Vendée. 1889, 3e série, vol. 9, p. 109-218 (Arch. dép. Vendée, BIB PC 16/17).  
[3]
Arch. dép. Vendée, 59 J 436 - Fonds Bocquier (15ème siècle à 1948) : Dossiers sur les Habites (notes, correspondance et originaux relatifs à la cure).  
[4]
Archives paroissiales d’Apremont.  
[5]
Archives municipales d’Apremont, 3 R 1.  
[6]
Archives municipales d’Apremont, 3 P 79.  
[7]
Registre des délibérations du conseil municipal de Maché, 1807-1833.  
[8]
Registre des délibérations du conseil municipal d’Apremont, 1838-1849.  
[9]
Registre des délibérations du conseil municipal d’Apremont, 1853-1861.  
[10]
Archives municipales d’Apremont, 9 M 4.  
[11]
Arch. dép. Vendée, 1 T 1715.  
[12]
Archives paroissiales d’Apremont.  
[13]
Semaine catholique du diocèse de Luçon, N°44 du 29 octobre 1929.  
[14]
Archives municipales d’Apremont, 14 R 1.  
[15]
Archives paroissiales d’Apremont.  
[16]
Semaine catholique du diocèse de Luçon, N°47 du 23 novembre 1929 et Archives municipales d’Apremont, 15 R 1 et 8 M 1.  
[17]
Archives municipales d’Apremont, 9 R 1.  
[18]
« Fichier historique du diocèse de Luçon » par l’Abbé Louis Delhommeau (Arch. dép. Vendée, 1 Num 47) et « Recherches historiques sur le département de la Vendée. Incendie de la commanderie des Habites en 1622 » par louis de La Boutetière. In : Annuaire de la Société d’émulation de la Vendée, 1875.  
[19]
Arch. dép. Vendée, 1 O 63 et Archives municipales d’Apremont, 8 M 1.  
[20]
« Fichier historique du diocèse de Luçon » par l’Abbé Louis Delhommeau (Arch. dép. Vendée, 1 Num 47) et « Pouillé de l’évêché de Luçon » par l’Abbé Aillery (Arch. dép. Vendée, BIB 1569).  
[21]
Bénéfice d’un chapelain : prêtre chargé d’assurer un service religieux dans une église ou une chapelle non paroissiale. « Pouillé de l’évêché de Luçon » par l’Abbé Aillery (Arch. dép. Vendée, BIB 1569).  
[22]
Arch. dép. Vendée, L 441-2 – Tableau de placement des brigades de Gendarmerie de la Vendée.  
[23]
Arch. dép. Vendée, 3 P 78 – États de sections du cadastre.  
[24]
Arch. dép. Vendée, 4 N 57.  
[25]
Archives municipales d’Apremont, 2 H 2.  

Monuments et équipements

Monuments et équipements

Monuments
  • Chapelle des Habites

    Confer paragraphe « Institutions religieuses – Commanderie »

    Chapelle

  • Croix hosannière d'Apremont (1545)

    Sur le terre-plein en façade de l’église paroissiale, elle a été édifiée en 1545 (mention sur l’édifice).

    Calvaire monumental

  • Croix hosannière des Habites

    Elle est située dans le petit cimetière entourant la chapelle de l’ancienne Commanderie. Elle n’est pas datée.

    Calvaire monumental

  • Calvaire de la cure (1888)

    Ce calvaire, primitivement situé en en face de la cure et au milieu de l’actuelle Place du Calvaire, a été déplacé en 1958 à l’intersection des rues Georges Thébault et de Lattre de Tassigny. Il était jadis orné des statues de Saint-Jean, Sainte-Marie-madeleine et d’une Piéta qui, fort délabrées, ont été retirées [1].

    Calvaire monumental

  • Croix Lindemann (1898)

    Au carrefour des routes départementales D 21 et D 107, depuis 1898, se dresse une croix à la mémoire du Docteur Charles Lindemann sur l’initiative de sa veuve avec l’autorisation spéciale de Monseigneur Catteau, évêque de Luçon [1].

    Calvaire monumental

  • Calvaire de la Tuderrière (1907)

    Situé à l’extrémité sud de la Rue de Saint-Samson (menant à la Tuderrière) ce calvaire a été érigé à la mémoire de Monsieur Léopold Surville, notaire honoraire, et a été bénit en 1908 par le Révérend-Père Doucoudray, Supérieur des dominicains de Poitiers [1].

    Calvaire monumental

  • Monument aux Morts (1921)

    Oeuvre de l’entreprise Ordonneau Frères de Palluau, le Monument aux Morts a été érigé dans le cimetière communal au mois de décembre 1921. Il comporte les noms de tous les Apremontais victimes des deux guerres mondiales du 20ème siècle [2].

    Calvaire monumental

  • Calvaire de l’Oucheprête (1934)

    Du 11 mars au 2 avril 1934 a été prêchée une Mission par les Révérends Pères Girard et Meunier, missionnaires diocésains. Elle s’est terminée le lundi de Pâques par l’érection d’une statue du Sacré-Coeur de Jésus au lieu-dit de l’Oucheprète, au carrefour des routes menant à Coëx et à La Chapelle Hermier [1].

    Calvaire monumental

  • L’Audardière

    Ancien château féodal vraisemblablement du 13ème siècle remanié aux 16ème et 17ème siècles [3]. Seigneurie arrière-vassale de celle de La Chapelle Hermier, elle-même vassale de la baronnie d'Apremont [4].

    Château, logis, hôtel ou maison forte

  • Les Châteigners

    Ancienne maison noble. Au 18ème siècle, seigneurie arrière-vassale de la seigneurie de la Chapelle Hermier, elle-même vassale de la baronnie d'Apremont. La seigneurie des Chataigners avaient dans ses possessions le village de la Chaffaudière et le tènement de la Morinière [4].

    Château, logis, hôtel ou maison forte

  • La Faguelinière

    Jusqu'à la fin du 16ème siècle, résidence habituelle des seigneurs Faguelin [3].

    Château, logis, hôtel ou maison forte

  • La Mésanchère

    Ancienne maison noble et ancienne métairie. Possessions du Seigneur de la Brunière, en La Chapelle Hermier, arrière-vassal du Seigneur de La Chapelle Hermier, lui-même vassal du Baron d'Apremont [4].

    Château, logis, hôtel ou maison forte

  • La Tuderrière

    Ancien manoir de la fin du 16ème siècle construit à l’emplacement d'un château féodal du XIème siècle [3].

    Château, logis, hôtel ou maison forte

  • Église paroissiale (1430)

    Dédiée à Saint-Martin de Tours, l'église paroissiale, a été construite en 1430 à l'est du château [5]. Démolie en 1900 en raison de sa vétusté, elle a été remplacée au même endroit, par l'église actuelle achevée en 1902 [6].

    Église

[1]
Archives paroissiales d’Apremont.  
[2]
Registre des délibérations du conseil municipal d’Apremont, juin 1910-janvier 1923, feuillet 111.  
[3]
« De châteaux en Logis » par Guy de Raignac (Arch. dép. Vendée, BIB D 12/1-11)  
[4]
« Aveu de la seigneurie de la Chapelle-Hermier à la baronnie d'Aspremont par le marquis de la Vieuville » éd. A. Bitton. In : Annuaire départemental de la Société d'émulation de la Vendée. 1888, 3e série, vol. 8, p.57-75 (Arch. dép. Vendée, BIB PC 16/16)  
[5]
« Fichier historique du diocèse de Luçon » par l’Abbé Louis Delhommeau (Arch. dép. Vendée, 1 Num 47)  
[6]
Archives municipales d'Apremont, 8 M 1.  

Activités industrielles et économiques

Enquêtes statistiques et démographiques

Statistiques sur la population

Recensements
  • 1804 : 1538 habitants.
  • 1817 : 1100 habitants.
  • 1836 : 1305 habitants.
  • 1841 : 1223 habitants.
  • 1846 : 1370 habitants.
  • 1851 : 1305 habitants.
  • 1856 : 1280 habitants.
  • 1861 : 1232 habitants.
  • 1866 : 1275 habitants.
  • 1872 : 1297 habitants.
  • 1876 : 1371 habitants.
  • 1881 : 1379 habitants.
  • 1886 : 1412 habitants.
  • 1891 : 1466 habitants.
  • 1896 : 1532 habitants.
  • 1901 : 1596 habitants.
  • 1906 : 1664 habitants.
  • 1911 : 1618 habitants.
  • 1921 : 1473 habitants.
  • 1926 : 1438 habitants.
  • 1931 : 1455 habitants.
  • 1936 : 1464 habitants.
  • 1946 : 1337 habitants.
  • 1954 : 1255 habitants.
  • 1962 : 1211 habitants.
  • 1968 : 1146 habitants.
  • 1975 : 1109 habitants.
  • 1982 : 1131 habitants.
  • 1990 : 1152 habitants.
  • 1999 : 1114 habitants.
  • 2006 : 1366 habitants.
  • 2008 : 1497 habitants.
Aveux et reconnaissances faites

Précisions sur les recensements de la population [1] :         

  • En l’an VIII, les communes des Habites et de Maché sont réunies à Apremont (mai 1800). Les Habites restera intégrée tandis que Maché redeviendra distincte en 1806 [2] ; justifiant ainsi la baisse du nombre d’habitants entre l’an XIII et 1817.
  • L’importante différence - moins 82 - entre 1836 et 1841 est due à une baisse de la natalité concomitante de la stagnation du nombre de mariage ; à nouveau en augmentation entre 1841 et 1846.
  • La population baisse de 65 habitants entre 1846 et 1851. Une explication est donnée par le maire de la commune en dernière page de l’état nominatif relatif au dénombrement de population de l’année 1851 : « La différence de 65 en moins du dénombrement de 1846 résulte de l’absence de quelques ouvriers [...] et d’un certain nombre de jeunes gens des deux sexes qui alors habitaient avec leurs parents, qui cette année ont leur résidence, comme domestiques, dans d’autre communes ». Il semble que ce phénomène se soit poursuivi jusqu’en 1861.
  • Le recensement de 1866 marque le début d’un accroissement qui sera continu jusqu’au début du 20ème siècle.
  • Un déficit important (moins 145 habitants) apparaît entre 1911 et 1921. Il résulte en partie des décès imputables à la guerre et de ce qu’il a été convenu d’appeler « l’exode rural » ; également contrecoup du conflit. Au front ou dans leurs moments de détente à l’arrière ou encore lors de leurs rares congés, les jeunes soldats vendéens se confrontent à des ruraux et des citadins d’autres régions. Grâce aux premiers, ils s’aperçoivent que des techniques existent permettant d’améliorer la productivité des exploitations agricoles et dans le même temps de réduire la pénibilité du travail. Avec les seconds, ils découvrent que dans les zones urbaines les conditions de vie sont beaucoup plus acceptables que leur habitat vétuste dans lequel la cohabitation entre générations est de règle. A la campagne, l’horizon de leurs jours de repos se limite à l’entourage des haies qui limitent leurs champs et au mieux aux foires et marchés ou à la guinguette alors que la ville offre tout un éventail de loisirs. Cette prise de conscience et le sentiment de frustration qui en découle, provoque alors, selon les personnalités, trois réactions :
  • pour les exploitants, décider de mécaniser leur ferme et de se séparer d’une main d’oeuvre devenue trop importante et donc trop chère ;
  • pour les uns, essentiellement des journaliers, ne pas abandonner leur métier mais décider d’aller l’exercer ailleurs ;
  • pour d’autres, opter pour une profession différente en gagnant les grandes agglomérations pour y trouver des possibilités de promotion sociale et de vie meilleure.
  • Á l’issue du second conflit mondial, et dans le même esprit, beaucoup de soldats entamèrent une reconversion vers d’autres cieux lors de leur libération des obligations militaires. Ce mouvement se stabilisa pour s’inverser au cours des années 1980 dans le cadre plus général d’un retour vers le monde rural désigné par un néologisme : « la rurbanisation » ; des citadins s’installant à la campagne, attirés par le calme et le repos champêtre, mais gardant un mode de vie urbain ou un travail en ville.

Enquêtes et statistiques particulières

Enquêtes politiques
  • 1787

    Source : Arch. dép. Vendée, C 49 : Bureau intermédiaire des Sables-d’Olonne. Tableau des paroisses et des arrondissements, 1787

    Enquête des bureaux intermédiaires (1787-1788)
  • 1943

    Date exacte : 9 décembre 1943. Source : Arch. dép. Vendée, 1 W 50 : Rapports sur les visites communales du préfet (1941-1943)

    Visites communales du préfet (1941-1943)
  • 1952

    Renseignements recueillis en juillet 1952. Source : Arch. dép. Vendée, 21 W 925-926 : Dossiers communaux des Renseignements généraux (1948-1952)

    Dossiers communaux constitués par le service des Renseignements généraux (1948-1952)
Enquêtes religieuses
  • 1533

    Dates exactes : du 4 au 21 mars 1533. Source : Arch. dép. Vendée, 1 G 38 : Visites épiscopales des abbayes et prieurés, églises paroissiales et collégiales (1533-1534)

    Visite pastorale
  • 1777

    Entre 1777 et 1778. Source : AILLERY, Eugène-Louis. Pouillé de l'évêché de Luçon. Fontenay-le-Comte : Impr. Robuchon, 1860. XXXVI-211 p. [Arch. dép. Vendée, BIB 1569]

    Visite pastorale
[1]
Arch. dép. Vendée, Documents numérisés des recensements de population. Archives municipales. Site de l’institut national de la statistique et des études économiques : www.insee.fr  
[2]
Confer chapitre « Données identitaires – Communes absorbées ».  

Personnalités de la commune

Personnalités de la commune

  • Chabot, Philippe (1486 - 1543)

    Fonction : Baron d'Apremont et Amiral de France

    Á l’emplacement même sur lequel fut construite, par ses ancêtres, la forteresse médiévale des seigneurs et barons d’Apremont, Philippe Chabot de Brion fit ériger, en 1534, l’un des premiers châteaux Renaissance de Vendée. Si les vestiges d’aujourd’hui sont le témoignage de l’empreinte qu’il a laissée à la localité, l’Histoire se souvient de lui comme d’un grand serviteur du Roi de France.

Evénements politiques & historiques majeurs

Références


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